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La formation politique OBUTS est très préoccupée, par la situation politique qui prévaut dans le pays depuis le 31 Juillet 2018 date de la publication de la feuille de route de la CEDEAO, devant servir de thérapie pour conjurer la crise dans laquelle s’enlise le Togo.

Pour rappel, la formation politique OBUTS avait salué le contenu de cette feuille de route, comme une avancée devant conduire à résoudre en partie la crise de confiance et de légitimité, dont souffre la classe politique togolaise.

La formation politique OBUTS s’étonne, qu’en dépit des signes factuels d’accélération de la dégradation de la situation socioéconomique, qui plonge les plus vulnérables dans un profond désarroi, les parties au dialogue continuent de s’opposer et n’arrivent pas à s’accorder pour la mise en œuvre de la feuille de route de la CEDEAO.

Après une analyse approfondie de la feuille route, la formation politique OBUTS propose à la classe politique la démarche méthodologique suivante, pour une mise en œuvre efficace et efficiente de cette la feuille de route :

  1. Poursuivre la libération de l’ensemble des prisonniers interpellés et incarcérés, pour des motifs en lien avec les manifestations publiques, organisées par le Collectif des 14 partis politiques de l’opposition, et décharger ainsi leurs familles des contraintes quotidiennes, et autres corvées liées à leur incarcération. Ceci aura l’avantage, de décrisper la situation politique.
  2. Faire Introduire après adoption en Conseil des Ministres, le nouveau projet de loi modificative de la Constitution, à l’assemblée nationale pour son examen en vue de son adoption par le Parlement, notamment sur la limitation des mandats du Chef de l’Etat, et le choix du scrutin majoritaire à deux tours pour l’élection du Président de la République.
  3. Réexaminer le cadre électoral pour y introduire les éléments nécessaires garantissant un scrutin juste transparent et équitable afin de prévenir ou à tout le moins réduire les contestations après la proclamation des résultats.

En opportunité il conviendra de discuter de tous les sujets relatifs aux législatives et les moyens de la sécurisation et de la transmission des résultats pour en assurer l’équité et la transparence.

     4. Rééquilibrer la Composition de la CENI pour la rendre inclusive afin d’éviter de déporter les facteurs de la crise actuelle au lendemain des élections.

L’opposition parlementaire doit y prendre sa place et engager des discussions qu’elle estime pertinentes pour faire entendre ses revendications.

Toute autre démarche qui consisterait à conduire le processus électoral en cours sur fond de contentieux, serait préjudiciable à la cohésion nationale et à la paix à laquelle le peuple togolais reste attaché.

La formation politique OBUTS rappelle aux membres du Collectif des 14 partis politiques de l’opposition que le combat pour l’ancrage de la démocratie, de l’état de droit et de l’alternance politique ne saurait se limiter au périmètre de leur Collectif, et que dans le contexte actuel, seul un large rassemblement de toutes les forces en lutte pour une meilleure gouvernance serait salutaire pour le peuple togolais.

La Formation politique OBUTS exhorte les leaders du C14 à faire preuve de pragmatisme et de responsabilité, dans la résolution du contentieux qui les oppose aux pouvoirs publics pour une sortie rapide de crise. Il y va de l’intérêt national.

La Formation politique OBUTS condamne fermement la série de profanation des mosquées dont le Togo a été le théâtre, et invite les auteurs de ces actes ignominieux à se ressaisir, pour ne pas rajouter à la crise politique actuelle, une crise inter-religieuse, dont les conséquences seraient néfastes, au vouloir vivre ensemble.
Le Togo a toujours vécu dans une coexistence pacifique, des différentes confessions religieuses, en activité sur le territoire national.

La formation politique OBUTS exhorte le Chef de l’Etat à prendre toutes les mesures jugées nécessaires, pour consolider la paix sociale et à instruire le Gouvernement notamment les Ministres en Charge du processus électoral à œuvrer de concert avec l’ensemble des forces politiques de l’opposition afin que les décisions qui marqueront le processus électoral puissent emporter l’adhésion de tous.

La formation politique OBUTS exprime sa solidarité au Peuple Togolais et l’encourage dans sa détermination à réaliser ses aspirations et l’invite à rester lucide et de ne céder à aucune provocation d’où qu’elle vienne.

Fait à Lomé le 28 Aout 2018
Le président National
Agbéyomé KODJO

La formation politique OBUTS (Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire) a suivi avec une grande attention le sommet de la CEDEAO tenu ce 31 Juillet 2018 à Lomé, et portant entre autres préoccupations de l’Organisation sous régionale, sur la feuille de route de sortie de la crise politique togolaise.


La formation politique OBUTS prend acte des recommandations issues du dernier Sommet de la CEDEAO et considère que la plupart des revendications du Collectif des partis politiques de l’opposition rassemblés dans le C14 ont trouvé des réponses convenables auprès de l’Organisation sous régionale notamment : le mode de scrutin à deux tours pour l’élection du Président de la République ; la limitation du nombre de mandat présidentiel à deux ; le vote de la diaspora, la recomposition de la Cour Constitutionnelle, l’établissement d’une liste électorale fiable et consensuelle qui passe impérativement par un nouveau recensement électoral, et la refonte du cadre électoral .


Toutes ces décisions constituent des avancées significatives qu’il convient de saluer en vue de garantir des élections justes, transparentes, et crédibles.


La formation politique OBUTS exprime toute sa reconnaissance aux facilitateurs qui n’ont ménagé aucun effort pour rapprocher les points de vue des protagonistes du dialogue, et remercie la Conférence des Chefs d’Etats et de Gouvernement de la CEDEAO, pour son accompagnement soutenu et sa disponibilité à œuvrer pour le renforcement d’un climat de paix durable au Togo.


La formation politique OBUTS exhorte le Chef de l’Etat à saisir l’opportunité de cette feuille de route pour prendre des mesures courageuses à même d’insuffler une nouvelle dynamique à la gouvernance du pays, afin de réduire la fracture sociale pour redonner confiance au peuple, dans sa quête lancinante de vivre ensemble harmonieux, dans une société réconciliée et solidaire
La formation politique OBUTS salue la volonté affichée par toutes les parties à trouver une issue pacifique à la crise, et encourage le Gouvernement à procéder à la libération des autres détenus liés aux manifestations publiques, dans le souci d’un apaisement indispensable à la décrispation politique, et à une préparation sereine des prochaines élections.


La formation politique OBUTS encourage l’Assemblée Nationale, à faire preuve de sagesse pour trouver le mécanisme consensuel, permettant l’adoption des reformes actées par la voie parlementaire, avant la prochaine élection législative.


La formation OBUTS tient à féliciter les membres du C14, le peuple togolais et la diaspora, pour leur détermination et le combat qu’ils ont porté et qui a contribué aux avancées politiques indéniables que nous saluons tous aujourd’hui.


La formation politique OBUTS invite le Peuple togolais à demeurer vigilant et déterminé et à ne céder à aucune provocation de nature à remettre en cause le processus de sortie de crise ainsi amorcé.
La formation politique OBUTS prend acte de la date annoncée des prochaines élections législatives fixée au 20 décembre 2018, et demande la publication dès à présent, d’un chronogramme des opérations électorales, pour vérifier si la date envisagée est compatible avec la projection des contraintes à observer, pour des élections claires justes et crédibles.


Elle relève qu’en dépit des réformes annoncées, beaucoup de choses restent à faire pour réconcilier le peuple togolais avec sa classe politique, en vue d’asseoir une gouvernance exemplaire et plus soucieuse des aspirations quotidiennes de nos concitoyens.


La formation politique OBUTS reste déterminée, à apporter sa contribution à l’émergence d’une société de paix et de justice dans laquelle, chaque fille et chaque fils de notre pays puisse se sentir heureux et fier de prendre sa part dans la construction d’un Togo meilleur.


La formation politique OBUTS exhorte enfin toute la classe politique et la société civile à faire montre de courage politique et d'éthique républicaine en vue de l'aboutissement heureux de la feuille de route de sortie de crise de la CEDEAO.

Fait à Lomé, le 1er août 2018
Le Président National 
Agbéyomé Messan KODJO

Une sympathique et attrayante ville du Royaume du Maroc, du nom de Dakhla située aux confins de la façade maritime Atlantique et du désert du Sahara fut le lieu d’accueil d’une dense et enrichissante rencontre africaine portée par la thématique : -Intelligence Économique en Afrique, Expériences Nationales et Partenariats Africains-

La rencontre africaine de Dakhla fut placée sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et bénéficia du soutien de plusieurs organisations du Royaume du Maroc, notamment l’Office Chérifien des Phosphates ; le Wali (Gouverneur) de la Région de Dakhla-Oued Ed Dahab ; le Conseil Municipal de la Ville de Dakhla ; la Compagnie aérienne Royal Air Maroc ; et de plusieurs médias.

La rencontre africaine de Dakhla caractérisée par une représentation de personnalités de [haut niveau] fut organisée à l’initiative de -l’Université Ouverte de Dakhla- en lien avec une centaine de chercheurs du monde entier, issus de tous les continents, de tous les horizons et sensibilités, praticiens des sciences sociales en général et des sciences économiques en particulier, et travaillant sur les problématiques de développement et des relations internationales.

Plusieurs personnalités politiques marocaines de haut rang furent présentes à l’ouverture des travaux dont Monsieur le Secrétaire Général du Gouvernement et Monsieur le Secrétaire d’État à l’Investissement et au Numérique, et des autorités locales.

Tant il a paru pertinent aux Hautes Autorités politiques du Royaume du Maroc, l’opportunité de diffuser en Afrique la connaissance scientifique relative à l’intelligence économique et de la veille stratégique, auprès des États, des Entreprises, des Administrations, des Universités et des Centres de Recherches, laquelle diffusion et/ou transmission permettra en outre, de développer les échanges et de partager les savoirs et les savoir-faire à l’échelle continentale.

La rencontre africaine de Dakhla visait la mutualisation des expériences dans les domaines précités, pour une Afrique Émergente.

Vingt-trois pays du continent africain, d’expression francophone, lusophone, anglophone et du Maghreb y ont pris part du 03 au 06 Mai 2018. Des Professeurs d’Université, des Chercheurs, des Animateurs et contributeurs de Think Tank européens et africains furent également présents.

Notre pays le Togo fut représenté par Monsieur John Tata Boukary Ancien Directeur de l’Information et de l’Intelligence Économique à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo.

Personnellement, je fus convié aux travaux de la rencontre africaine de Dakhla en qualité de Personne ressource à la faveur de ce qu’au cours de différentes hautes fonctions que j’ai eu à exercer dans notre pays, le Togo, il m’avait paru opportun dès les années 1990 de structurer des actions de veille stratégique et d’intelligence économique au Port Autonome de Lomé, à l’Assemblée Nationale et à la Primature.

C’est pourquoi, il a paru approprié aux organisateurs de la Rencontre africaine de Dakhla d’aimablement me compter au nombre des contributeurs aux fins de nourrir la Rencontre africaine de Dakhla de mes expériences en matière de veille stratégique et d’intelligence économique.

Il me fut fait l’honneur de me conférer le rôle de modérateur lors de prise de parole des intervenants livrant les expériences de leur pays en matière de veille stratégique et d’intelligence économique. Aussi, fus-je au rang des intervenants lors de la séance de clôture des travaux, précédée par la présentation d’un Relevé de synthèse.

Sur le fond, la Rencontre africaine de Dakhla a abouti à la constitution d’un -Forum Africain des Associations d’Intelligence Économique ( FAAIE) - qui aura pour objet : la mise en œuvre d’un savoir-faire en matière d’intelligence économique et de veille stratégique en Afrique, le développement des échanges inter-africains, le partage des expériences en la matière et la valorisation de l’expertise des dimensions géostratégiques du continent africain auprès des États, des Entreprises, des Administrations, des Collectivités territoriales, des Universités et des Centres de recherches.

La Convention de partenariat instituant la création du -Forum Africain des Associations d’Intelligence Économique- a été formellement actée à Dakhla. Elle fut séance tenante signée par un certain nombre de pays dans lesquels des structures d’intelligence économique et de veille stratégique sont d’ores et déjà plus ou moins opérationnelles notamment le Think Tank -Vigilances, Intelligence et Prospective- pour la Côte d’Ivoire ; le -Centre Africain de Veille Stratégique- pour le Congo-Brazzaville ; l’Association Marocaine d’Intelligence Économique pour le Royaume du Maroc ; le -Réseau Nigérien d’Intelligence Économique- pour le Niger ; -SOPEL International- pour le Sénégal ; -l’Association Tchadienne d’Intelligence Économique- pour le Tchad ; -l’Association Tunisienne d’Intelligence Économique- pour la Tunisie ; et -l’Association Marocaine d’Études et de Recherches pour le Développement-.

Concrètement, il s'agira de structurer et de mobiliser l'intelligence collective africaine au service de trois leviers essentiels de l'émergence africaine, à savoir : le développement d'une pensée stratégique africaine, l'élaboration de diagnostics partagés et la proposition d'actions collectives pour une Afrique plus unie et plus forte au service des intérêts des africains.

Cet abord constitue un vecteur important d’intégration à l’échelle continentale et le point de départ pour une nouvelle économie de l’Afrique favorisant la création d’une élite africaine capable de jeter les bases d’un développement durable et inclusif de leur continent.

En termes d’opérationnalisation et de pratiques pragmatiques, les actions projetées prendront appui sur les organisations sous régionales continentales à l’instar de l’UMA, de la COMESA, la CEDEAO de la CEEAC, de la SADC, de la CEMAC de l’UEMOA et de la Commission de l’Union Africaine, pour dynamiser un plan d’action vecteur d’intégration continentale, visant à la vulgarisation de cet outil stratégique au bénéfice de la grande ambition que nourrit le continent pour se débarrasser de la pauvreté et de l’ignorance, afin que le continent africain libère son potentiel et émerge comme une puissance économique incontournable.

Le -Forum Africain des Associations d’Intelligence Économique- vise en outre, la formation et le renforcement des capacités des acteurs publics et privés et des étudiants afin que la démarche stratégique soit globale et intégrée dans les différents domaines de leurs activités économiques ou cognitives. Ces différentes actions contribueront à faire entrer le continent africain dans la Société de la Connaissance.

Ne perdons pas de vue que notre monde est global. Il est dirigé par quatre paramètres qui constituent le "secret" des Nations gagnantes : la vitesse, la connectivité, l’immatériel et l’innovation.

La vitesse joue un rôle structurant dans le champ de la compétition économique mondiale, conduisant en termes de prompte réactivité, à une adaptation actualisée relativement à l’accélération des échanges des biens, des services, et des capitaux. L’économie numérique qui conceptualise le secteur des activités économiques liées au numérique est un marqueur des changements qui ont transformé la société humaine. Les technologies de l’information et de la communication ont connu au cours des quarante dernières années un développement prodigieux allant des suppositions qui découlent de la « loi de Gordon Moore » ou au sens strict « les conjectures de Gordon Moore » (cofondateur de INTEL) aux nanotechnologies. L’évolution de la puissance de calcul des processeurs est passé de doublement de sa capacité tous les deux ans, avec un délai d’émergence sur le marché des nouvelles gammes de produits électroniques tous les six mois et la miniaturisation via les nanotechnologies basées sur les techniques de la physique quantique. La physique quantique étant l’appellation générale d’un ensemble de théories physiques nées au XXème siècle qui, comme la [théorie de la relativité], marque une rupture avec ce que l’on appelle maintenant la physique classique, qui regroupe par définition les théories et principes physiques connus au XIXème siècle.

Le second "secret" des gagnants c’est qu’ils ont compris que dans notre monde actuel tout est connecté. Les technologies dites 4G, et 5G, la fibre optique et les satellites rapprochent les communautés, les places financières mondiales, et stimulent les décisions stratégiques de nos pays, via internet et les réseaux sociaux.

Le troisième "secret" des gagnants est la compréhension de la grande valeur et de l’importance de l’immatériel dans ce monde. L’immatériel a pris le dessus sur les valeurs matérielles. Les japonais l’ont tant et si bien compris qu’ils détiennent le plus grand nombre de brevets afférents à la robotique, à l’intelligence artificielle et à l’immatériel. Notre civilisation est devenue cognitive.

Le dernier "secret" des gagnants est marqué par le poids de l’innovation dans toutes les actions de recherche et de l’industrialisation. Elle est le socle fondamental de la compétence distinctive dans la compétitivité.

En somme, la démarche de l’intelligence économique exhorte nos pays et nos entreprises à la maîtrise du cycle de l’information, à son usage comme arme stratégique de développement en lien avec la guerre cognitive et celle de l’information stratégique.

Par ailleurs, il est bon de retenir que la motivation fondamentale de la Rencontre africaine de Dakhla procède du fait qu’il s’est avéré d’après des études sérieuses et étayées, que le Continent africain sur le plan géopolitique dispose d’atouts majeurs pour être au cœur des enjeux économiques du 21ième siècle.

L’intelligence économique revêt dès lors, aujourd’hui, une nécessité absolue devenue stratégique. Le continent africain est plus que jamais appelé à adopter une politique volontariste commune en la matière, en raison de ce que l’Afrique fait face à de multiples défis liés à la compétitivité économique et à la complexité des marchés.

Qu’ainsi, dans un monde de plus en plus globalisé, ouvert, interdépendant et hyper connecté, l’Afrique [notre] continent est exposé à toutes sortes de convoitises, à une concurrence exacerbée et à des menaces multiformes qui accentuent sa vulnérabilité à tous égards.

Ces menaces sont portées par de nouveaux acteurs qui n’hésitent pas à livrer toutes sortes de guerre asymétrique et/ou tensions économiques à nos États tendant à fragiliser leur économie et leur cohésion sociale notamment. Le terrorisme, la cybercriminalité, l’économie du crime, la corruption, les mouvements de contestation souvent sujets à caution, le radicalisme, et les menées subversives constituent les moteurs extrêmement néfastes qui fragilisent la stabilité de [nos] États, déjà confrontés à une regrettable montée en puissance du chômage des jeunes qui n’ont d’exutoire que de se fondre dans des mouvements migratoires aux fortunes improbables si ce n’est périlleuses.

Face à ce tableau qui ne saurait être apprécié autrement que de cruel pour le futur, si nous n’y prenons garde, les participants aux travaux de la -Rencontre Africaine de l’Université de Dakhla- après avoir dressé un bilan sans complaisance de l’état des lieux des pratiques de la veille stratégique et d’intelligence économique, et conscients de la gravité de la situation, ont à l’unanimité convenu de constituer un -Forum Africain des Associations d’Intelligence Économique- qui aura vocation à prendre toutes les mesures appropriées en vue de combler les lacunes et carences relevées, préjudiciables à tous égards, aux dépens du continent africain.

Il va sans dire que le diagnostic dressé, laisse apparaître le peu d’intérêt que les Dirigeants africains accordent à l’intelligence économique (matière éminente en termes de stratégie de coordination, de collecte, de traitement et de diffusion de l’information utile aux acteurs économiques, en vue de son exploitation) ; or, pareille préoccupation sous-tend incontestablement la gouvernance de leur économie et de leur société.

Plus alarmant, constat fut fait de ce que le privilège de la veille stratégique en termes d’intelligence économique n’est à ce jour, que l’apanage des grands Groupes industriels, commerciaux, financiers, occidentaux en activité sur le continent africain, et de quelques rares exceptions que constituent quelques grandes entreprises africaines.

À nul contredit, l’indigence de cet outil stratégique en Afrique résulte aussi de la déconnexion des structures d’enseignement de recherche et de formation relativement aux évolutions rapides qu’ont connu le champ du savoir économique et celui des sciences de management en matière de veille stratégique.

Rechercher la bonne information, l’analyser, anticiper, prévenir, se protéger telle est la mission essentielle d’une démarche de veille stratégique et d’intelligence économique pour résister aux chocs et aux appétences d’un monde de plus en plus marqué par une compétition féroce.

Le -Forum Africain des Associations d’Intelligence Économique- entend contribuer à élever le niveau de formation, de qualification et d’expertise des opérateurs économiques, des acteurs institutionnels, des collectivités territoriales et des étudiants du continent africain en matière d’appropriation des pratiques d’intelligence économique et de veille stratégique, et de favoriser le transfert des bonnes pratiques entre les pays africains dans ce domaine ; de développer des partenariats entre les pays du continent africain en matière d’intelligence économique et de veille stratégique ; de lancer sur le continent africain les fonts baptismaux portant création d’un -Centre Africain d’Études et de Recherches en Intelligence Économique et Veille Stratégique- et enfin, d’initier et de développer des partenariats avec les structures opérationnelles non africaines d’intelligence économique poursuivant des objectifs analogues aux nôtres.

En conclusion, l’intelligence économique et la veille stratégique peuvent valablement être regardées comme une condition incontournable pour tendant à accompagner l’ambitieux projet portant construction d’une nouvelle Afrique unie et forte.

Le continent africain doit maintenant se doter d’un dispositif opérationnel d’intelligence économique et de veille stratégique collectif, porté par la promotion des bonnes pratiques en la matière afin d’assurer la sécurité globale du continent aussi bien dans le domaine de la sécurité alimentaire, de la sécurité économique et du patriotisme.

Enfin, les puissances publiques de nos pays, fortes des prérogatives qui leurs sont dévolues doivent envisager des mesures urgentes tendant à intégrer dans la conduite des affaires publiques une démarche coordonnée de veille stratégique et d’intelligence économique afin de tonifier leur économie, de mieux adapter les politiques publiques et d’encourager les entreprises privées à en prendre le chemin.

C’est me semble-t-il le chemin adéquat pour une croissance économique stimulée, partagée et inclusive ainsi que pour la cohésion des forces sociales notamment pour un Togo moderne, réactif, intelligent et émerge

Nos Universités et Centres de formation sont subséquemment interpelés aux fins d’entreprendre l’ouverture des filières adaptées et préparer ainsi la jeunesse du continent à être dotée des moyens et supports de bataille économique de notre siècle permettant une compétition à armes égales avec nos concurrents et surtout de relever sur le continent africain les grands défis exigeants de demain.

Ensemble construisons avec intelligence un Togo performant, un Togo moderne, un Togo compétitif, un Togo qui gagne, au sein d’une Afrique unie.*

 
 
   

Lomé le 13 mai 2018
Agbéyomé KODJO
Ancien Premier Ministre

©Afreepress-(Lomé, le 12 février 2018)- Le retour à la Constitution de 1992, l’amélioration du cadre institutionnel, le droit de vote de la diaspora et la libération des détenus politiques. Ce sont entre autres les revendications posées par l’opposition togolaise qui est acteur non négligeable dans la crise sociologique qui secoue le Togo depuis plusieurs mois.

Reçu ce dimanche 11 février 2018, dans l’émission « D12 » de la radio Pyramide Fm (une station de radio privée de la place), Agbéyomé Messan Kodjo, président de l’Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire (OBUTS), est revenu sur le bilan économique de cette crise.

Occasion pour l’ancien Premier Ministre d’appeler les leaders de la coalition et du pouvoir à s’impliquer davantage dans le dialogue qui va s’ouvrir le 15 février prochain pour l’intérêt du peuple.

« Pendant les 6 mois, je considère que nous avons perdu des centaines de milliards car un budget général évalué à 1200 milliards, suppose que nous devons réaliser des recettes fiscales de plus de 100 milliards tous les mois pour espérer qu’à la fin de l’année nous n’ayons pas de difficultés budgétaires », a déclaré M. Agbéyomé Kodjo. De sources proches du Conseil National du Patronat, a-t-il révélé, le Togo a perdu entre 30 et 40% de ses activités ».

« L’impact est réel, les hôtels qui se ferment et les petits commerces tournent au ralentis », a-t-il déploré. 

Le président national du parti politique OBUT a indiqué qu’il est « temps » que les acteurs politiques prennent leurs responsabilités pour la réussite du dialogue du 15 février 2018 afin de mettre fin « à la souffrance de la population ». 

« Si le combat politique a pour objectif d’apporter une réponse à ceux qui sont désespérés, à ceux qui sont dans l’entente d’une vie meilleure, il faudrait que nous puissions faire preuve de sagesse en allant à ce dialogue et le réussir pour donner de l’espérance à la population », a indiqué l’ancien Premier Ministre.

Il a par ailleurs partagé l’idée d’un dialogue inclusif et a insisté sur le fait que ces pourparlers devront être ouverts. 

On ne peut pas réduire les problèmes nationaux à la convocation de deux camps notamment celui du pouvoir et des 14 partis de l’opposition. Ces deux camps ne peuvent pas à mon avis résoudre l’ensemble des problèmes qui freinent le développement du pays », a-t-il fait savoir.

Raphaël A.

©Nouvelleafrique (11 février 2018)-Le 15 Février 2018, le Togo connaîtra son 27ème dialogue depuis 1991. A Cinq (5) jours de cette énième assise, le profil des participants n’a toujours pas été déterminé alors que ce point était prévu dans le communiqué rendu public par les émissaires.

Mais d’ores et déjà, les voix se lèvent pour, soit faire des propositions ou soit appeler à la vigilance eu égard aux déboires du passé.

Le président de L’Organisation Pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire (OBUTS), Agbéyomé Kodjo, n’est pas resté en marge de cette actualité qui fait le chou gras de la presse togolaise.

Pour l’ancien premier ministre, l’opposition doit arrêter de pratiquer la politique de l’exclusion et du radicalisme qui selon lui, occasionne le recul dans le processus de démocratisation.

Il a mis en exergue ce point de vue ce Dimanche au cours de l’émission D12 sur la radio Pyramide Fm. Pour celui-là même qui a plusieurs fois été ministre puis président de l’assemblée nationale sous le règne de Gnassingbé Eyadema, la coalition des 14 partis de l’opposition, les « marcheurs » comme on les appelle, continue par verser dans les erreurs du passé en discriminant certains partis qu’elle qualifie de « parti satellite » du pouvoir.

Le président d’OBUTS, affirme que « si on n’est pas dans la rue cela ne veut pas dire qu’on travaille pour le pouvoir ». Il fait observer qu’on n’a pas besoin d’être dans la rue pour faire avancer les choses car soutient–il « la marche n’est pas l’unique moyen pour faire avancer les choses ».

Pour y arriver celui-là qui avait pris l’exil en 2002 suite à un texte intitulé « il est temps d’espérer», dit avoir mis en place une « thérapie » qui vise à s’attaquer aux maux intrinsèques en s’appuyant sur ses expériences gouvernementales.

Mettant en illustration les frasques de l’opposition, M. Kodjo révèle que lors de la conférence de Ouagadougou (Mars-Juillet 1993) les propositions avaient indiqué que le président de l’époque Gnassingbé Eyadema, devait faire un demi-mandat qui devrait aboutir à une transition politique.

Mais, rappelle-t-il, à l’issue de ces propositions acceptées par le parti au pouvoir, lui et d’autres camarades avaient été taxés de vendus pour avoir faire des analyses et proposer des solutions qui outre mesure n’aboutissaient pas une alternance radicale telle que souhaitée par l’opposition.

Portant un regard comparateur a la situation actuelle à celle qui prévalait entre 1970 et 1990, Agbeyomé fait remarquer que les grognes sociales naissent toujours des disparités sociales, de la pauvreté, du chômage et autres et qu’il faut toujours garder à l’esprit que les efforts des politiques doivent aller dans ce sens. Il souligne que c’est dans cette démarche que son parti s’est lancé.

Il a de ce fait appelé ses pairs de l’opposition a adopter des attitudes conciliatrices et modérées pour, dit-il, faire avancer les choses, en tenant compte de la souffrance du peuple, qui est meurtri depuis des années.

« J’appelle mes compatriotes à plus de raison, de modération et à éviter de faire des caricatures inutiles », a-t-il glosé. Et d’ajouter que : « Si nous somme là à chercher à régler des comptes à caricaturer et à vilipender, on ne peut pas faire avancer les choses ».

« Quand tu essaies quelque chose qui ne marche pas, tu tentes de changer pour voir quel résultat cela peut donner », c’est en ces termes qu’il a justifié la nouvelle orientation stratégique de son parti.

Charles Ayi

Communiqué

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