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Agbéyomé Kodjo : « L’opposition Doit Arrêter De Pratiquer La Politique De L’exclusion »

©Nouvelleafrique (11 février 2018)-Le 15 Février 2018, le Togo connaîtra son 27ème dialogue depuis 1991. A Cinq (5) jours de cette énième assise, le profil des participants n’a toujours pas été déterminé alors que ce point était prévu dans le communiqué rendu public par les émissaires.

Mais d’ores et déjà, les voix se lèvent pour, soit faire des propositions ou soit appeler à la vigilance eu égard aux déboires du passé.

Le président de L’Organisation Pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire (OBUTS), Agbéyomé Kodjo, n’est pas resté en marge de cette actualité qui fait le chou gras de la presse togolaise.

Pour l’ancien premier ministre, l’opposition doit arrêter de pratiquer la politique de l’exclusion et du radicalisme qui selon lui, occasionne le recul dans le processus de démocratisation.

Il a mis en exergue ce point de vue ce Dimanche au cours de l’émission D12 sur la radio Pyramide Fm. Pour celui-là même qui a plusieurs fois été ministre puis président de l’assemblée nationale sous le règne de Gnassingbé Eyadema, la coalition des 14 partis de l’opposition, les « marcheurs » comme on les appelle, continue par verser dans les erreurs du passé en discriminant certains partis qu’elle qualifie de « parti satellite » du pouvoir.

Le président d’OBUTS, affirme que « si on n’est pas dans la rue cela ne veut pas dire qu’on travaille pour le pouvoir ». Il fait observer qu’on n’a pas besoin d’être dans la rue pour faire avancer les choses car soutient–il « la marche n’est pas l’unique moyen pour faire avancer les choses ».

Pour y arriver celui-là qui avait pris l’exil en 2002 suite à un texte intitulé « il est temps d’espérer», dit avoir mis en place une « thérapie » qui vise à s’attaquer aux maux intrinsèques en s’appuyant sur ses expériences gouvernementales.

Mettant en illustration les frasques de l’opposition, M. Kodjo révèle que lors de la conférence de Ouagadougou (Mars-Juillet 1993) les propositions avaient indiqué que le président de l’époque Gnassingbé Eyadema, devait faire un demi-mandat qui devrait aboutir à une transition politique.

Mais, rappelle-t-il, à l’issue de ces propositions acceptées par le parti au pouvoir, lui et d’autres camarades avaient été taxés de vendus pour avoir faire des analyses et proposer des solutions qui outre mesure n’aboutissaient pas une alternance radicale telle que souhaitée par l’opposition.

Portant un regard comparateur a la situation actuelle à celle qui prévalait entre 1970 et 1990, Agbeyomé fait remarquer que les grognes sociales naissent toujours des disparités sociales, de la pauvreté, du chômage et autres et qu’il faut toujours garder à l’esprit que les efforts des politiques doivent aller dans ce sens. Il souligne que c’est dans cette démarche que son parti s’est lancé.

Il a de ce fait appelé ses pairs de l’opposition a adopter des attitudes conciliatrices et modérées pour, dit-il, faire avancer les choses, en tenant compte de la souffrance du peuple, qui est meurtri depuis des années.

« J’appelle mes compatriotes à plus de raison, de modération et à éviter de faire des caricatures inutiles », a-t-il glosé. Et d’ajouter que : « Si nous somme là à chercher à régler des comptes à caricaturer et à vilipender, on ne peut pas faire avancer les choses ».

« Quand tu essaies quelque chose qui ne marche pas, tu tentes de changer pour voir quel résultat cela peut donner », c’est en ces termes qu’il a justifié la nouvelle orientation stratégique de son parti.

Charles Ayi

Communiqué

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