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Économie : Le Togo a perdu plus de 40% de ses revenus au cours des 6 mois de crise

©Afreepress-(Lomé, le 12 février 2018)- Le retour à la Constitution de 1992, l’amélioration du cadre institutionnel, le droit de vote de la diaspora et la libération des détenus politiques. Ce sont entre autres les revendications posées par l’opposition togolaise qui est acteur non négligeable dans la crise sociologique qui secoue le Togo depuis plusieurs mois.

Reçu ce dimanche 11 février 2018, dans l’émission « D12 » de la radio Pyramide Fm (une station de radio privée de la place), Agbéyomé Messan Kodjo, président de l’Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire (OBUTS), est revenu sur le bilan économique de cette crise.

Occasion pour l’ancien Premier Ministre d’appeler les leaders de la coalition et du pouvoir à s’impliquer davantage dans le dialogue qui va s’ouvrir le 15 février prochain pour l’intérêt du peuple.

« Pendant les 6 mois, je considère que nous avons perdu des centaines de milliards car un budget général évalué à 1200 milliards, suppose que nous devons réaliser des recettes fiscales de plus de 100 milliards tous les mois pour espérer qu’à la fin de l’année nous n’ayons pas de difficultés budgétaires », a déclaré M. Agbéyomé Kodjo. De sources proches du Conseil National du Patronat, a-t-il révélé, le Togo a perdu entre 30 et 40% de ses activités ».

« L’impact est réel, les hôtels qui se ferment et les petits commerces tournent au ralentis », a-t-il déploré. 

Le président national du parti politique OBUT a indiqué qu’il est « temps » que les acteurs politiques prennent leurs responsabilités pour la réussite du dialogue du 15 février 2018 afin de mettre fin « à la souffrance de la population ». 

« Si le combat politique a pour objectif d’apporter une réponse à ceux qui sont désespérés, à ceux qui sont dans l’entente d’une vie meilleure, il faudrait que nous puissions faire preuve de sagesse en allant à ce dialogue et le réussir pour donner de l’espérance à la population », a indiqué l’ancien Premier Ministre.

Il a par ailleurs partagé l’idée d’un dialogue inclusif et a insisté sur le fait que ces pourparlers devront être ouverts. 

On ne peut pas réduire les problèmes nationaux à la convocation de deux camps notamment celui du pouvoir et des 14 partis de l’opposition. Ces deux camps ne peuvent pas à mon avis résoudre l’ensemble des problèmes qui freinent le développement du pays », a-t-il fait savoir.

Raphaël A.

Communiqué

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